Une rencontre stratégique d’envergure s’est tenue dans la capitale économique ivoirienne, rassemblant un large éventail d’experts et de décideurs autour d’un enjeu vital : la santé des mères et des nouveau-nés. À l’initiative de la Fondation Chiesi, cette réunion qui s'est tenue le mercredi 9 juillet 2025 dernier, a réuni les partenaires du programme NEST autour du thème évocateur : « Santé maternelle et néonatale : une vision partagée pour l’avenir ».
Organisée dans le cadre de la réunion annuelle de la Fondation Chiesi, cette rencontre a rassemblé des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’UNICEF, de la Fondation Bill & Melinda Gates, de Médecins avec l’Afrique (CUAMM), de Jhpiego, ainsi que des autorités sanitaires ivoiriennes. Tous étaient réunis pour diagnostiquer les défis actuels, partager les bonnes pratiques et renforcer les synergies dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale dans les pays du Sud.
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Massimo Salvadori, coordinateur de la Fondation Chiesi, a ouvert les travaux en soulignant l’importance du partage d’expériences et de solutions concrètes :
« Cette plateforme vise à encourager un dialogue franc entre les parties prenantes pour accélérer les progrès vers l’atteinte des Objectifs de développement durable, en particulier l’ODD 3, consacré à la santé et au bien-être pour tous. »
Maria Paola Chiesi, présidente de la Fondation, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner les pays du Sud dans la réduction de la mortalité néonatale.
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« Ensemble, nous pouvons améliorer la qualité des soins maternels et infantiles. La collaboration, l’écoute des réalités locales et les partenariats durables sont des leviers essentiels pour faire avancer les systèmes de santé », a-t-elle déclaré.
Parmi les interventions marquantes, celle de la professeure Solange Ouédraogo, pédiatre et consultante technique à la Fondation Chiesi, a attiré l’attention. Elle a partagé les résultats obtenus au Burkina Faso grâce à une stratégie innovante d’audits de mortalité néonatale réalisés toutes les deux semaines au CHU de Bodogodo.
« Cette pratique permet de comprendre les causes profondes des décès et d’apporter des recommandations immédiates au personnel. Résultat : un taux de mortalité néonatale et maternelle inférieur à 10 % au premier trimestre de l’année », a-t-elle précisé.
Elle a également souligné l’importance de la formation continue du personnel soignant sur site comme facteur clé d’amélioration de la qualité des soins.
Le Dr Kacou Akonan, du ministère ivoirien de la Santé, a présenté un tableau préoccupant de la situation dans le pays.
« En 2021, la Côte d’Ivoire enregistrait encore 385 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Nous visons à descendre à 70 d’ici 2030, conformément aux ODD », a-t-il indiqué.
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Pour ce qui est de la mortalité néonatale, le pays enregistre encore 50 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les principales causes évoquées sont les hémorragies post-partum chez les mères, et les infections respiratoires, le paludisme ou d'autres maladies évitables chez les nourrissons.
« Des programmes existent, mais leur efficacité dépend d’une meilleure coordination et d’une implication de tous les secteurs », a-t-il conclu.
En créant cet espace de dialogue constructif entre gouvernements, experts médicaux, institutions internationales et acteurs de terrain, la Fondation Chiesi confirme son rôle de facilitateur et de moteur d’innovation. Cette réunion pose ainsi les bases d’un engagement collectif renouvelé en faveur de la santé maternelle et néonatale.
La mobilisation continue. Pour les acteurs présents, une seule certitude : seule une vision partagée et une action concertée permettront d’éradiquer la mortalité maternelle et néonatale évitable d’ici 2030.
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