Dans un élan de cohésion et de détermination, les populations du Grand Ouest se sont rassemblées hier à Guiglo pour une Marche Blanche symbolisant leur refus catégorique de revivre les horreurs de la guerre. Cet événement marque l’ouverture du Forum pour la Paix dans le Grand Ouest, placé sous le thème : « Grand Ouest : de la guerre à la paix retrouvée, un symbole pour la Côte d’Ivoire, une expérience à partager ».
En tête du cortège, Anne Désirée Ouloto, ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, et présidente du Conseil Régional du Cavally, a conduit les habitants venus de Taï, Toulepleu, Bloléquin, Guiglo, mais aussi d’autres régions de l’Ouest. Tous, vêtus de blanc, ont marché dans les rues de la capitale régionale, encadrés par les forces de l’ordre, jusqu’à la place publique.
Cette mobilisation a reçu le soutien de plusieurs membres du gouvernement, dont Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Célestin Serey Doh, ministre chargé des Affaires Maritimes, et Dr Albert Flindé, ministre gouverneur du District des Montagnes.
/image%2F6976721%2F20250814%2Fob_87f603_1000348465.jpg)
Dans son adresse, Anne Ouloto a exprimé ses inquiétudes face à la montée de discours politiques violents :
> « Depuis quelques semaines, nous entendons des menaces et des propos qui ne rassurent pas », a-t-elle déclaré, rappelant que le Grand Ouest a payé un lourd tribut aux crises successives qu’a connues la Côte d’Ivoire.
La ministre d’État a évoqué les déplacements massifs de populations, les familles séparées, les villages vidés, et les exils forcés qui ont marqué cette région. Elle a rendu hommage au président Alassane Ouattara, qu’elle a décrit comme l’artisan de la réconciliation et de la stabilité retrouvée :
> « Sous son leadership, nous avons parcouru le chemin du vivre ensemble et retrouvé l’espoir. »
/image%2F6976721%2F20250814%2Fob_c13011_1000348466.jpg)
Le forum, qui se tiendra sur quatre jours, se veut un espace de mémoire et de dialogue. Il vise à se rappeler les drames passés, non pour nourrir la vengeance, mais pour affirmer le refus de la violence politique.
> « Une élection présidentielle n’est pas un appel à la guerre, mais à la démocratie. Elle ne doit pas créer des exilés », a insisté Anne Ouloto.
À travers cette initiative, le Cavally et tout le Grand Ouest veulent envoyer un message clair à la Côte d’Ivoire : préserver la paix reste un devoir collectif.
/image%2F6976721%2F20250814%2Fob_8db345_1000348467.jpg)